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Quel point de vue adopter pour bien raconter votre histoire?

Le point de vue

Le point de vue peut avoir deux définitions. Il peut être une opinion, mais la définition qui sera utile ici est l'angle sous lequel on “voit”, à partir duquel l’histoire est racontée. Le point de vue a une très grande incidence sur la façon d’aborder l’histoire et sur la sélection des informations à présenter. Prenons par exemple un conflit interpersonnel entre deux de vos voisins. Le premier voisin se confie à vous. Vous avez sa version des faits. Plus tard, le deuxième voisin vient vers vous et vous explique sa version qui contient les mêmes éléments que dans la version de l'autre voisin, mais interprétés différemment, ce qui est à l’origine de leur conflit. Ils avaient chacun leur point de vue du conflit. Bref, la même histoire peut être racontée de plusieurs manières différentes selon les points de vue. À vous de choisir le plus pertinent à votre histoire. Certains points de vue peuvent même enrichir l’expérience du public parce qu’ils apportent plus de doutes ou plus de certitudes, ou de tromperies. Il permet aussi de faire sentir le spectateur/lecteur en plein coeur de l’action ou d’y établir une certaine distance.

Dans notre exemple du conflit de voisins, les deux versions étaient racontées par les deux personnes concernées. Mais le conflit aurait bien pu être raconté par un témoin, un troisième voisin, une personne qui n’était pas impliquée dans le conflit. Donc, en scénarisation, en dramaturgie et en création littéraire, la personne qui raconte l’histoire n’est pas forcément un des personnages de l’histoire. Ce peut être également un témoin complètement externe à l’histoire. Mais le public n’a pas d'autre choix que d’adopter le point de vue qu’on lui présente. Le point de vue du narrateur deviendra le sien!

Un mot sur l'identification du public

En d’autres mots, le choix du point de vue et du narrateur influence l’identification du public au personnage principal. Celui-ci pourrait également s’identifier au narrateur qui lui partage son point de vue. L’identification du public peut être plus complexe. Il peut aussi s’identifier à plusieurs personnages ou encore à une situation! Or, si votre public tend à s’identifier à un groupe de personnages qui est destiné à se diviser, veillez à ce qu’il demeure assez simple pour le public de trancher et choisir un camp. Si vous ne l’invitez pas à prendre partie, pourquoi s’intéresserait-il à la suite des choses? Un public doit s’identifier à quelque chose dans votre récit sinon son intérêt est sérieusement compromis.

Narrateurs et narration

Bref, pour revenir au narrateur, c’est celui qui raconte l’histoire, qu’il fasse partie de l’histoire ou non, à ne pas confondre avec l’auteur (qui pourrait aussi être le narrateur). Il faut donc éclaircir cet aspect au départ, avant le début de la rédaction: Qui raconte? C’est ce qui orientera l’histoire et la façon de la raconter, c’est-à-dire le récit.

Dans l’élaboration d’une histoire, vous avez toujours ce choix: un narrateur impliqué dans l’histoire (ou la diégèse) ou un narrateur témoin. Dans le jargon scénaristique, on les appelle respectivement narrateur “intra-diégétique” (personnage principal ou tout autre personnage en relation avec le personnage principal ou apparaissant, d’une manière ou d’une autre, dans l’histoire) et narrateur “extra-diégétique” (un témoin qui voit tout et qui suit l’action sans jamais y être impliqué ou encore l’auteur).

Pour en savoir plus sur les différents types de narrateurs, suivez la formation offerte par Version finale!

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