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Que faut-il pour faire progresser votre histoire?

Une histoire, pour être intéressante, doit progresser. Et pour progresser, vous devez la soumettre à quelques mécanismes dont le rapport de causalité et la structure en trois actes.

Le rapport de causalité

Chaque scène que vous créez doit servir l’histoire, la faire progresser, ou à tout le moins, livrer des informations nécessaires à la compréhension de la suite, dévoiler du nouveau. Les scènes bien construites informent sans en avoir l’air. Éviter de livrer l’information en utilisant le dialogue peut être un bon moyen. Indirectement, passez l’information par des images chargées de sens, les actions de vos personnages, etc. Poussez le spectateur/lecteur à en arriver à certaines conclusions par lui-même. L’histoire doit progresser vers la finalité que vous lui réservez. Et la progression ne doit pas ressembler à une addition de scènes qui se suivent, mais il doit y avoir un rapport de causalité qui les lie les unes aux autres. Il arrive tel événement dans la scène 21 parce que le personnages a agit de telle façon dans la scène 20 parce qu’il réagissait à ce que disait tel personnage de la scène 19, etc. Gardez le cap sur le dénouement et orientez le déroulement de l’histoire vers sa résolution. Vous devez éliminer toute longueur qui pourrait faire décrocher le spectateur/lecteur.

Pour maintenir l’attention du public, vous devez le stimuler, le divertir tout au long de l’histoire. Réfléchissez à une forme attrayante à donner à votre récit. Par exemple, vous pouvez décider de commencer votre récit avec une scène très forte, ce qu’on appelle amorce. Cette scène peut être spectaculaire ou chargée d’une certaine tension qui accroche le spectateur/lecteur, impatient de voir la suite. Dans ce cas, il faut doser la force de cette scène. Elle ne doit pas être la seule scène forte, ou la scène la plus forte du récit, rendant ainsi le déroulement de l’histoire un peu terne par rapport à son commencement. Elle doit être à l’image de ce que vous réservez au spectateur/lecteur.

La structure en trois actes

Pour construire la structure de votre histoire, il ne suffit pas de s’assurer que toutes les scènes ont raison d’être. Vous devez aussi diviser le récit en trois grandes parties. Ces parties imposent un certain rythme. On les appelle les trois actes qui correspondent au début, au milieu et à la fin de votre histoire. À cette formule, nous ajoutons deux pivots dramatiques. Les pivots annoncent un événement qui perturbe le cours de l’histoire, la réorientant dans une toute autre direction. Ils dynamisent l’histoire et concernent toujours le personnage principal. Soit ils poussent le personnage principal à l’action, soit le personnage subit les pivots dramatiques. Cependant, cette dernière option suggère une certaine passivité du personnage. À utiliser avec modération afin d’éviter d’affaiblir, de ternir votre personnage si ce n’est pas l’effet recherché. À cette étape, il est primordial de connaitre vos deux pivots dramatiques. Vous devez orienter le déroulement du premier acte en l’amenant à l’élément déclencheur, et l’action du deuxième acte vers le climax. Bien entendu, une histoire comporte bien plus que deux pivots, mais ceux-ci sont les principaux. Ils sont majeurs. Nous verrons dans un prochain article un troisième pivot dramatique que l’on appelle mid point. Mais pour tout de suite, voici, en gros, la structure d’une histoire:

  • Acte 1: l’introduction. Correspond à environ 25% du texte
  • Premier pivot dramatique: l’élément déclencheur
  • Acte 2: le déroulement de l’action et mid point. Correspond à la moitié du texte
  • Deuxième pivot dramatique: le climax, le moment le plus fort de l’histoire
  • Acte 3: la conclusion, correspond au dernier quart du texte

Cette formule vient du cinéma et peut s'appliquer au théâtre et au roman. Dans le cas d’un épisode de série télé, les trois actes correspondent aux trois blocs de l’émission et les deux pivots envoient aux pauses publicitaires. Les pivots, chargés d’une tension qui bouleverse l’histoire, ont du punch et créent des attentes. En les plaçant juste avant les pauses publicitaires, vous vous assurez de captiver le spectateur et le garder devant l'écran. Donc, voici pour la télé:

  • Acte 1: l’introduction. Correspond à 30% de l’histoire
  • Premier pivot dramatique: l’élément déclencheur
  • Première pause publicitaire
  • Acte 2: le déroulement de l’action. Correspond à 40% de l’histoire
  • Deuxième pivot dramatique: le climax, le moment le plus fort de l’histoire
  • Deuxième pause publicitaire
  • Acte 3: la conclusion, correspond à 30% de l’histoire

Cependant, un épisode représente un fragment de la saison. Cette formule des trois actes doit donc également s’appliquer à la saison complète. 

Pour en savoir plus sur le contenu et le rythme de chacun de ces actes, suivez la formation offerte par Version finale!

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