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Quelques méthodes pour faire progresser votre récit: avantages et inconvénients

Progression par répétition

Donner à chaque scène la même structure de progression peut sembler sécurisant.

Or, si vous présentez l’action et l’information toujours de la même façon, le spectateur/lecteur détectera un effet de répétition qui peut devenir lassant, sauf évidemment si c’est l’effet recherché. Le contraire constitue également un piège à éviter. Si vous cherchez à tout prix une manière différente d’introduire les éléments à chaque scène, encore faut-il justifier vos choix, sinon ils apparaitront comme des distractions. Sauf, encore ici, si c’est l’effet recherché.

Un truc: La variation bien dosée est privilégiée. Variez la longueur de vos scènes, leur intensité, des scènes de dialogues suivies de scènes introspectives, variez le rythme.

L’emboîtement

L’emboîtement est un exercice de style qui fait un peu penser aux poupées russes. C’est l’histoire d’un personnage qui raconte une histoire dans laquelle un personnage raconte une histoire dans laquelle un personnage raconte une histoire, etc. Et vous changez de narrateur à chaque fois que vous débutez une nouvelle histoire. Ces personnages raconteurs n’ont pas nécessairement un lien qui les unit, tout comme les histoires racontées. Mais vous, l’auteur, devez en trouver un sinon quel serait l’utilité d’avoir recours à l’emboîtement?

Pour boucler cette série d’histoires débutées, vous devez terminer toutes ces histoires, de la dernière à la première. Et c’est seulement au moment de conclure l’histoire principale que le spectateur/lecteur comprend la pertinence de connaître toutes les autres histoires qui semblaient pourtant si anodines. Le piège à éviter est de perdre l’attention du public. Ne le mêlez pas. S’il a trop de mal à suivre, il n’aimera pas votre histoire. Piquez sa curiosité pour qu’il ait envie de connaître toutes ces histoires. Si l’effet n’est pas réussi, cette accumulation d’histoires lui semblera une perte de temps. Vous devrez trouver le moyen d’être convainquant pour que le spectateur/lecteur vous fasse confiance et qu’il sente que même si vous envoyez l’histoire dans toutes sortes de direction, il ne sera pas déçu de la finalité.

Structures en abyme

La mise en abyme est un exercice de style utilisé en littérature mais qui se livre très bien à l’écran. Il s’agit de reproduire à plus petite échelle un ensemble d’éléments de l’histoire. Très utile pour créer des liens entre certains détails. Par exemple, un tableau dans une pièce peut représenter une scène précédente (en la rappelant) ou à venir (en l’annonçant).

Les scènes impliquées dans un emboîtement ou une mise en abyme doivent toujours servir l’histoire et la faire progresser. Sinon, le recours à de tels exercices de style serait injustifié et paraîtrait pour le spectateur/lecteur comme des artifices. C’est l’une des méthodes que vous pouvez utiliser pour semer des indices ici et là qui guideront le public.

Le montage alterné

Le montage alterné ne constitue pas une figure de style mais peut représenter une façon captivante de présenter l’action.

Elle consiste à exposer des actions en parallèles. Par exemple, les actions du méchant pendant les actions que pose le gentil. Et vous passez constamment de l’une à l’autre, comme c'est le cas dans les séries télé. Le recours au montage alterné va de soi lorsque votre histoire exige de suivre plusieurs personnages. Cette méthode permet des effets de simultanéité, d’écho, de tension, de suspense, de comparaison, de relance. Elle permet également de jouer sur le rythme du récit, etc. Pour que le recours au montage alterné paraisse pertinent, le spectateur/lecteur doit pouvoir créer un lien entre les actions mises en parallèle.

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