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L'élément déclencheur: générateur de conflit!

L'élément déclencheur

L’élément déclencheur, à la fin du premier acte, vient bouleverser la vie “normale” du personnage principal, lui fixe un but à atteindre et le pousse à l’action. Il sort le protagoniste de sa “zone de confort”. L’élément déclencheur doit être d’ampleur, assez pour que l’échec ne soit pas envisageable par le personnage principal. Le personnage vit un conflit, il doit y avoir un enjeu, quelque chose à perdre.

Attention! Assurez-vous de n’avoir qu’un seul élément déclencheur. Avoir plusieurs éléments déclencheurs n’est pas souhaitable. Vous perdrez l’attention du public qui ne saura pas quoi en retenir. Un seul événement lui suffira.

Le conflit

Bien sûr, il y a quelques exceptions à la règle. Parfois, seul le spectateur/lecteur vit un conflit sans que le personnage ne soit affecté. C’est le cas, par exemple, des personnages trop naïfs pour comprendre l’ampleur d’un événement et toutes ses conséquences. Il vivra alors très bien avec l’événement en question mais le public, plus conscient que le protagoniste, ne pourra rester indifférent. Cependant, il aura moins de facilité à s’identifier au protagoniste, le conflit étant un facteur d’identification.

La perspective de conflit

Un autre exemple serait de mettre le spectateur/lecteur dans le coup en lui pointant un danger que les protagonistes ignorent. Disons qu’un intrus est entré dans la maison du protagoniste, à l’insu de celui-ci qui est en train de dîner tranquillement avec sa famille. Le spectateur/lecteur ressent de la peur que le protagoniste n’éprouve pas. C’est le spectateur/lecteur qui vit tout le conflit jusqu’au moment où le protagoniste apprend la présence de l’intrus. Cet exemple nous prouve aussi que même quand le protagoniste n’a pas d’objectif particulier, ni d’action significative, il peut y avoir du conflit. Par contre, c’est le public qui attribuera un objectif au protagoniste, celui d’expulser l’intrus de sa maison.

Admettons que l’intrus est caché derrière un long rideau dans la cuisine et que le protagoniste se demande s’il devrait ouvrir la fenêtre pour faire circuler l’air alors que sa conjointe n’est pas d’accord parce qu’elle grelotte et qu’ils ont toute une discussion à propos d’ouvrir ou non la fenêtre, la perspective de conflit est exploitée.

Les conflits des antagonistes

Il en est autrement avec les conflits vécus par les antagonistes. Ceux-ci procurent du plaisir, de la satisfaction, du soulagement, voire même du défoulement plutôt que de l’attachement. Ils font appel au sens éthique du public. D’où l’importance de “punir les méchants” à la fin des contes de fée. Cela permet à l’enfant de faire la différence entre le bien et le mal.

Quand le spectateur vit des émotions face à votre oeuvre, son attachement est plus fort. L'écriture fiction est un moyen de l’interpeller, mais la direction artistique, le langage cinématographique, la musique, le jeu d’acteur, etc, y contribuent aussi, avec ou sans conflit.

Pour en savoir plus à propos de l'élément déclencheur et du conflit, suivez la formation offerte par Version finale!

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