Admission 0

Pourquoi réécrire votre histoire est si important ?

L’écriture est une question de talent, bien sûr, mais aussi de persévérance.

Il ne faut pas ménager nos efforts. De toute façon, si vous avez réellement ce besoin de raconter quelque chose, vous serez poussé par cette motivation et la rédaction se fera d’elle-même (ou presque). L’écriture n’est pas si difficile, elle est seulement un peu longue et c’est cette longueur qui peut devenir pénible, et moins l’acte de créer. L’écriture nécessite également la bonne maîtrise de tous les éléments qui entrent en ligne de compte pour produire une histoire intéressante. Cet apprentissage est graduel, à force d’essais et d’erreurs, de rétroaction, de pratique, d’observation et de patience!

Trois règles d’or

En cours de rédaction, trois éléments sont à garder en tête en tout temps:

  • La causalité. Tout ce qui est implanté dans l’histoire doit la servir, sinon c’est du superflu à éliminer. Les scènes doivent être la cause de quelque chose de précédemment installé et ainsi de suite. Tout doit être relié. Rien n’arrive pour rien. Pour que le public accepte de croire à votre histoire, tout doit lui sembler d’une suite logique et crédible.
  • La personnification. Le public doit avoir les moyens de s’attacher au personnage et vibrer pour lui.
  • Les trois actes. Peut importe l’ordre dans lequel vous choisissez d’exposer tous les éléments des trois actes, vous devez présenter le problème, sa complication et sa résolution.

La concision et l’exactitude

L’exercice de concision n’est pas un exercice facile. C’est le moment de nettoyer votre première version, celle dans laquelle vous avez tout donné. Vous verrez qu’il est plus difficile de couper que d’étoffer! Pour votre V2 (deuxième version), vous devez maintenant questionner la pertinence de tout ce que vous avez inclu dans votre brouillon. Vous ne devez conserver uniquement ce qui est pertinent à l’histoire. Prenez le temps de questionner chaque élément et évaluer la pertinence de tous les morceaux. Vous ne perdrez jamais votre temps à réfléchir et placer vos idées. Cela est toujours productif de le faire.

Débarrassez votre texte de toutes les longueurs inutiles, de tous les détails qui ne servent pas l’histoire.

Vous avez probablement glissé des éléments, pas nécessairement utiles, mais auxquels vous teniez. Ce sera difficile mais vous devrez faire le deuil de quelques idées (très bonnes sûrement!) qui ne servent pas l’histoire. Mais ne les jetez pas, conservez-les quelque part. On ne sait jamais, peut-être trouverez-vous le moyen de les réintégrer à l’histoire d’une meilleure façon. Les éléments que vous écarterez de votre rédaction préliminaire ne sont pas nécessairement de mauvais éléments, de mauvaises idées. C’est juste qu’elles ne peuvent faire partie de l’histoire sous leur forme actuelle. Trouvez-leur une raison d’être, ou pas. Le public ne connaîtra que la version finale de votre histoire. Il ne saura jamais ce que vous avez retiré, éliminé. Gardez-en pour une prochaine histoire! Ne jetez rien.

D’une version à l’autre, vous retirerez certains éléments et en rajouterez d’autres. Il est donc important, après chacune de vos réécritures, de remettre à jour votre plan. Cela vous permettra d’identifier les détails qui ont déjà été pertinents, mais que suite à vos nombreuses modifications, ne le sont plus. Cet exercice vous permettra également de vous assurer si des explications ou informations supplémentaires sont nécessaires à la bonne compréhension du spectateur/lecteur. Les réécritures ne doivent jamais affecter la cohérence de l’histoire. Il est normal que vous écriviez beaucoup plus de texte que ce que vous allez conserver. Les réécritures sont nécessaires. Écrire, c’est explorer, c’est chercher et tester la meilleure façon de raconter. Ce n’est jamais inutile. Chacune des réécritures fait évoluer votre récit.

Afin d’y voir clair, prenez du recul face à votre texte. Passez un certain temps sans le lire, plusieurs semaines. C’est qu’on s’habitue à lire et relire les mêmes passages, revoir les mêmes personnages et il devient de plus en plus ardu de repérer les améliorations à apporter. En prenant une distance face à votre récit, vous le redécouvrirez en le relisant et les éléments à améliorer, à retirer, à ajouter vous sembleront plus évidents. Laisser le texte “dormir” peut sembler contre-productif à l’idée de reporter une somme de travail plusieurs semaines plus tard. Pourtant, ça n’a rien de contre-productif, c’est très efficace comme méthode. Pour éviter l’impression de perte de temps précieux, rien ne vous empêche de plancher sur deux projets à la fois, en alternance, ce qui implique de laisser dormir tour à tour vos deux projets!

Une autre méthode aussi rafraîchissante est de faire lire votre histoire à des personnes en qui vous avez confiance en leur bon jugement. Et ce doit être des personnes impartiales, donc en dehors de votre famille et cercle d’amis. Si vous n’avez plus le recul nécessaire pour savoir améliorer votre histoire, eux l’auront. Leur oeil externe vous ramènera à l’essentiel de votre histoire, par leur questionnement et leurs commentaires de premier public.

Pour en savoir plus sur la réécriture, suivez la formation offerte par Version finale!

Pour recevoir nos articles par courriel, inscrivez-vous à l'infolettre !

 



Article suivant


Laissez un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être affichés