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La caractérisation externe du personnage

La description physique de vos personnages peut paraître plus superficielle, mais elle est tout de même essentiel.

Par exemple, si le fait d’être beau ou laid n’apporte rien au personnage et n’influence en rien l’histoire, alors peut-être est-il effectivement un peu superficiel de s’y attarder. Or, si votre personnage est laid et l’intrigue tourne autour d’un complexe quelconque, n’omettez surtout pas de décrire physiquement le personnage. Arrêtez-vous aux caractéristiques pertinentes de vos personnages qui ne seront pas nécessairement les mêmes d’un personnage à l’autre.

Un autre exemple, définir l’âge de vos personnages constitue une description physique non négligeable, qui devra correspondre, d’une manière ou d’une autre, à celle de votre public cible. Et un personnage de 16 ans n’aura pas les mêmes comportements et réactions qu’un personnage de 45 ans. Vous vous rendez rapidement compte que la description externe mène à la description interne du personnage et vice versa.

Idéalement, il doit y avoir une correspondance entre description interne et externe. Bien entendu, évitez les correspondances tout à fait gratuites du beau gentil et du méchant laid. Et le contraire aussi! Encore là, tout dépend de votre histoire. Dans une comédie, ces caricatures ont tout à fait leur place! Bien qu’il doit y avoir une concordance entre caractérisation interne et caractérisation externe, il doit également y avoir un contraste. Il y a toujours une différence entre notre comportement public et notre comportement privé, entre ce que l’on dit et ce que l’on pense, ce qu’on laisse paraître de notre personnalité et ce qu’on ne dévoile pas. Il peut en être de même pour vos personnages.

Un bon moyen de faire concorder l’aspect physique et l’aspect psychologique de vos personnages est de leur donner un “comportement”, traduire certains de leurs traits par des manières, des tics, etc. Si votre personnage a tendance à se mettre rapidement en colère, faites-le serrer les poings ou les dents. Ou encore, pour éviter les clichés, peut-être votre personnage se met-il à bégayer lorsqu’il est en colère?

Une autre façon de décrire vos personnages sans en avoir l’air, est de décrire leur environnement. L’environnement fait également partie de la description externe. Cela peut être les vêtements qu’il porte, mais aussi la décoration et la disposition de l’intérieur de sa demeure, le quartier où il a choisit de vivre, voire même son pays, son ethnie, même ses amis, les lieux qu’il fréquente, son métier, etc. Bref, tout ce qui peut être le reflet de sa personnalité. Vous verrez que c’est une méthode que nous avons tendance à utiliser tout naturellement, de toute façon. Mais il est bien d’en prendre conscience et de contrôler, en bon créateur, tous ses éléments.

La parole, la façon de s’exprimer est un autre des moyens de décrire vos personnages. Le spectateur/lecteur pourra ainsi deviner, dès les premiers mots prononcés par le personnage, son niveau d’instruction, son éducation, même sa classe sociale. Parfois, un trouble de langage peut en dire long, etc. À vous d’y donner du sens.

Et à vous de voir si le nom que vous attribuez à vos personnages contribue à leur description. Certains feront correspondre les noms de famille avec certains traits de caractère ou leur métier, surtout en comédie. En fait, on peut jouer sur le nom de famille, le prénom, le surnom et même la fonction. Prenons par exemple, le personnage de Séraphin Poudrier. Sa famille l’appellera Séraphin. En public, on l’appellera monsieur Poudrier et Monsieur le maire dans le cadre de son travail. Vous voyez qu’on peut utiliser le simple nom d’un personnage pour décrire ses relations avec les autres personnages et pas seulement pour décrire le personnage lui-même.

Dans le cas d’un roman ou d’une nouvelle, l’auteur désignera les personnages principaux par leur prénom et surnom et les personnages secondaires par leur nom de famille ou leur fonction. Évitez de nommer des personnages par des noms qui commencent avec la même lettre ou qui ont une sonorité semblable afin d’éviter la confusion auprès du public, sauf si, évidemment, la confusion est souhaitée. Pour aider le spectateur/lecteur à mémoriser les noms des personnages, la règle de trois est un excellent moyen. Et ça s’applique à toutes informations pertinentes à retenir pour le public. Il s’agit de répéter la même information à trois reprises dans un certain laps de temps. Et tant qu’à vous répéter, faites-le en amenant toujours une nuance supplémentaire.

Pour revenir à la profession du personnage, évoquez-la uniquement si elle est directement impliquée dans l’action, ou si elle sert à définir une certaine dimension du personnage.

Dispersez les informations que vous voulez livrer à votre public. Il en est de même pour la caractérisation du personnage, qui risque d’évoluer tout au long de l’histoire de toute façon. Cette “ventilation” de la description du personnage vous permettra d’aménager des effets de surprise en dévoilant des aspects que vous aviez volontairement omis de mentionner plus tôt. Il n’y a que les traits principaux du personnage qui doivent être connus dès le départ. N’oubliez jamais que le spectateur/lecteur a besoin d’avoir l’impression de bien connaître le personnage pour s’identifier à lui et vouloir suivre son histoire.

Pour en savoir plus sur la description de personnages, suivez la formation offerte par Version finale!

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