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Pas facile de maintenir l'intérêt du public? Voici quelques trucs!

L’ordre chronologique

L’ordre chronologique, c’est l’ordre de déroulement naturel des choses, selon le temps qui passe.

Mai vient avant juin, la soirée avant la nuit, etc. Vous pourriez ressentir le besoin de venir perturber l’ordre chronologique de l’histoire à raconter, pour toutes sortes de raisons. Ce peut être pour présenter “tout de suite” des éléments passés ou futurs parce que c’est à ce moment précis que le spectateur/lecteur aura besoin d’accéder à ces informations. Par exemple, pour connaitre des actions ayant eu lieu avant le début du récit, ou parce que vous faites évoluer deux histoires parallèlement, l’une au présent et l’autre au passé, etc.

Effectivement, le retour en arrière vise à ramener au présent des actions, événements, détails passés. On les appelle également les Flash back. Tout comme son contraire, la projection dans le futur, le retour en arrière peut être livré sous forme de rétrospective, de pause ou encore de résumé.

L’ordre chronologique est un autre des éléments sécurisants pour le public. Mais en le perturbant de manière intelligente et bien dosée, le récit s’en trouve bonifié, rendant l’histoire beaucoup plus intéressante et captivante. Ces bouleversements de la chronologie, en plus de pimenter l’histoire et garder le spectateur/lecteur bien éveillé, permettent à ce dernier d’établir des parallèles, des contrastes, de faire des rapprochements et l’amener à tirer les bonnes conclusions.

Fréquence des événements

Présenter plusieurs fois les mêmes événements peut s’avérer être un exercice de style assez intéressant. Vous pourriez, par exemple, raconter la même histoire, mais à travers des récits différents, c’est-à-dire en changeant soit de narrateur (ex: les faits sont relatés dans un journal), soit de point de vue (de différents personnages), soit l’ordre chronologique, etc. Les possibilités sont nombreuses.

Vous pourriez aussi présenter plusieurs fois le même événement mais avec des finalités différentes. Ce procédé est souvent utilisé, par exemple, lorsqu’un personnage évalue toutes les conséquences possibles à ses actions. Ou encore, lorsqu’on a affaire à un personnage menteur qui change sa version de l’histoire constamment… À vous de voir si cet exercice de style peut apporter à votre histoire.

Une autre fonction de la répétition est de bien installer certains éléments. La répétition d’un fait, le rappel d’un trait de caractère ou d’une information permet au public de cibler les détails signifiants de l’histoire. C’est que le spectateur/lecteur est confronté à un grand nombre de détails et ces répétitions habiles lui permettent de faire le tri. Attention! Assurez-vous d’utiliser une variante à chaque fois, sinon la répétition sera perçue comme une redite et pourrait être agaçante.

D’autres formes de répétition sont appelées à créer un effet comique, utilisées dans les comédies. Il s’agit de répéter une scène, un élément de décor, un geste, une réplique, une expression trois fois. La première fois fera sourire le public. La deuxième fois le fera rire parce que la répétition suggère que l’élément comique arrive souvent. Et la troisième fois le fera éclater de rire, l’élément comique ayant subi une légère augmentation. Il peut aussi finir par devenir un “running gag” si on y fait référence tout au long de l’histoire. Dans le cas du “running gag”, on doit en faire un dernier rappel à la fin du troisième acte en l’amenant à un autre niveau afin de le boucler de façon signifiante.

Le suspense

Le suspense crée une attente angoissée chez le spectateur/lecteur qui fait que celui-ci restera accrocher à son siège jusqu’à la fin de votre histoire! C’est une méthode très efficace pour maintenir son intérêt. C’est principalement l’élément déclencheur qui provoque le suspense et l’attente du dénouement qui le maintient. Si votre récit nécessite du suspense ou en serait bonifié, par exemple s’il s’agit d’un récit d’horreur, voici quelques ingrédients à ne pas négliger:

la volonté du protagoniste à atteindre son objectif (si le spectateur/lecteur sent que le protagoniste pourrait abandonner à tout moment, il n’y a pas de suspense), les informations livrées au public sont bien dosées (si le spectateur/lecteur ne comprend pas bien certains éléments clés, il n’y a pas de suspense) et les obstacles sont d’une ampleur juste, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas trop faibles à surmonter sinon le public ne s’inquiétera pas pour le protagoniste, et ne sont pas trop forts, sinon le public devinera que le protagoniste échouera. Et s’il triomphe, il croira que c’est “arrangé avec le gars des vues”. Bref, vous devez jouer avec les nerfs de votre spectateur/lecteur!

Un mot sur la peur

Pour jouer véritablement avec les nerfs de votre public, gardez en tête que ce qu’on ne voit pas fait plus peur que ce que l’on voit! Et pour transmettre le sentiment de peur à vos spectateurs/lecteurs, il ne suffit pas seulement de mettre vos personnages en danger. Créez un personnage qui a toujours peur, qui a pour fonction “d’avoir peur”. Votre public s’identifiera à lui et ressentira sa peur, ressentira le danger, etc.! La peur, c’est contagieux!

 

Pour en savoir plus sur la chronologie, suivez la formation offerte par Version finale!

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