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Dernières retouches sur les personnages

Personnage et action

N’hésitez pas à décrire vos personnages avec une action.

Par exemple, elle est toujours pressée, elle se brosse les dents en s’habillant. Mettez leurs traits de caractère en image. Si votre personnage est quelqu’un qui s’émeut facilement, ne lui faites pas dire, montrez-le. Votre personnage est spontané? Prouvez-le par ses agissements. Il est lâche? Faites-le refuser de rendre un simple service, etc. Un personnage n’existe pas en dehors de l’action. Un personnage qui fait seulement être, n’est pas un personnage. Un personnage est un personnage lorsqu’il agit, lorsqu’il fait. Il est ce qu’il fait.

C’est ce qui le définira tout au long de l’histoire. Même, et surtout, c’est la quête et les motivations du personnage qui le caractérise le plus, ainsi que ses interactions avec les autres personnages en situation de conflit. De quelle façon gère t-il le conflit? Par quels moyens? Ce doit être des moyens qui lui ressemblent et le caractérisent. Et ses forces et faiblesses vont y être mises à l’épreuve.


Personnage et motivations

Dans la construction d’une histoire en trois actes, un personnage doit avoir une quête, une mission à accomplir, un but à atteindre, poussé par des motivations. En espérant qu’il en ait plusieurs, des motivations, sinon vous vous rapprochez de l’archétype stéréotype qui ne vit que pour l’atteinte d’un seul but. Ou à moins que votre personnage soit un obsédé. Il y a toujours plus d’une raison qui nous pousse à agir dans la vie.

Pour qu’un personnage soit plus vraisemblable, effectivement, il lui faut une mission, celle qui déterminera l’action de l’histoire. Mais donnez-lui quelques autres missions, beaucoup moins importantes et imposantes. Cela le rendra plus “complet”, plus “multidimentionnel”. Et surtout donnez-lui plusieurs raisons de vouloir accomplir ses missions. Bien qu’il ne lâche pas des yeux sa quête principale, rien ne lui empêche d’avoir d’autres préoccupations dans la vie! Même si ce sont des actions qui n’influencent pas l’histoire, elles servent à décrire le personnage, son environnement, son entourage, les personnages secondaires, etc… Elles servent à donner vie. C’est important pour maintenir l’intérêt du public, il sentira moins le rouage de l'écriture et s’abandonnera à votre histoire.

Parfois, même très souvent, nous protégeons notre intériorité. Si vous êtes triste et que quelqu’un vous demande “comment ça va?”, il y a de fortes chances que vous répondiez “ça va bien!”, pour éviter de vous montrer vulnérable, pour éviter le sujet, pour éviter d’ennuyer votre entourage avec vos préoccupations, ou pour bien d’autres raisons propres à vous. Les personnages aussi peuvent chercher à camoufler leurs émotions. Ils ont donc des caractéristiques internes “en apparence” et des caractéristiques internes “plus profondes” qu’ils peuvent se retrouvés forcés de révéler à un moment donné dans l’histoire. Une facette secrète de leur personnalité que très peu de personnages connaissent. D’ailleurs, elle doit finir par être révélée, sinon il n’en vaut pas la peine de la mentionner.

Il existe des méthodes qui, disons, accélèrent l’attachement du public au personnage principal. Cette méthode est très utile dans les formats courts comme les courts métrages, les sketches et les nouvelles. Elle s’applique mieux aux récits à sensation, les suspenses, les thrillers. Cette méthode se divise en trois volets distincts: la souffrance, le danger et le caractère d’exception.


La souffrance

Faire souffrir le personnage le rapproche presque instantanément du public, qui s’y reconnaîtra, ayant lui aussi déjà souffert de quelconque façon. En utilisant la souffrance, vous faites appel à l’empathie de votre spectateur/lecteur. Même si c’est l’antagoniste qui souffre.


Le danger

Mettre le personnage en danger ou laisser planer la possibilité d’un danger incite également le public à s’attacher au personnage. Que le personnage présenté soit conscient ou non du danger, que le danger soit représenté par un objet, une situation ou un autre personnage, ce sont toutes différentes façons d’exploiter cette méthode.


Le caractère d’exception

Le caractère exceptionnel d’un personnage peut le rendre mémorable aux yeux du public. Il y a quelques règles à suivre: ce caractère exceptionnel doit également être reconnu par les autres personnages. Les obstacles et les adversaires auront aussi un trait exceptionnel afin de constituer une menace considérable pour le personnage en question.

À cela, on peut ajouter une quatrième méthode d’identification rapide au personnage: le plaisir! L’effet provoqué par la vue du personnage qui s’adonne à un plaisir intense sera mieux réussi si le plaisir se termine abruptement, provoquant une frustration chez le spectateur/lecteur, qu’il partagera avec le personnage.

Pour en savoir plus sur les personnages, suivez la formation offerte par Version finale!

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