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Comment trouver de bons obstacles à la quête du personnage principal?

Cela peut paraître relativement facile de trouver des obstacles à notre protagoniste et aux autres personnages. Mais sont-ils de taille? Quel type d'obstacles conviendrait le mieux? Combien?

Les types d'obstacles

Il suffit de se tourner vers les obstacles internes, les conflits avec les autres personnages, des embûches reliés à la vie en société ou encore les désastres naturels, etc. Ou des obstacles plus temporaires comme une panne d’essence, une rivière à traverser, un manque de moyens, etc. Un autre type d’obstacles peut être la limite physique du personnage, ses besoins vitaux comme manger, boire, dormir. Vos obstacles peuvent aussi être imaginaires, basés sur une erreur.

Combien d'obstacles et de quelle envergure?

La difficulté réside dans le dosage. Les obstacles doivent être de taille mais pas trop difficile. Il faut bien laisser entrevoir au public que le protagoniste a tout de même des chances de s’en sortir. Pour ce qui est du nombre, quelques obstacles bien développés apporteront plus à votre oeuvre que plusieurs obstacles de surface. Or, d’excellents obstacles amènent une autre difficulté, celle de trouver une résolution à la hauteur. Vous devez faire preuve d’ingéniosité, comme le ferait votre personnage en situation de crise, et éviter les facilités. Idéalement, le protagoniste devra s’en sortir par lui-même et le moins possible grâce à des aides extérieures. La solution provient de lui et n’est pas fournie par un autre personnage. À moins que vous n’ajoutiez du conflit. Par exemple, si l’allié du protagoniste soumet une idée que ce dernier refuse mais qu’il est contraint d’accepter plus tard, alors ça fonctionne!

Il arrive parfois, en regardant un film par exemple, de voir le protagoniste s’empêtrer alors que la solution nous paraît si simple et accessible. Ou encore lorsque le personnage ne semble pas assez pressé de résoudre le conflit. Évidemment, c’est un effet que vous devez éviter de faire ressentir à votre public. Et il vous faudra éviter les solutions faciles puisqu’elles ne donnent rarement des scènes intéressantes. Vous devrez donc imaginer les solutions faciles et justifier pourquoi votre protagoniste n’y a pas accès. Cela évitera des frustrations chez vos spectateurs/lecteurs.

Un autre effet qui peut paraître frustrant pour le spectateur/lecteur, c’est de banaliser le danger et la gravité des situations pour les alléger ou au contraire dramatiser à l’extrême une situation pas si grave afin de mousser une séquence. Tout dépend ici de votre public cible. Préfèrerait-il qu’on lui présente les situations et les événements tels qu’ils devraient être? Ou à travers un filtre banalisant? Ou dramatisant? À vous d’en juger.

Les exceptions

Il y a évidemment une exception à cette règle: les contes pour enfants. Votre public est alors constitué de personnes dépendantes de leurs parents, figure d’autorité. Il est donc naturel pour ce public de voir le protagoniste se faire aider.

Une autre exception est celle de la comédie. Rien n’empêche à la comédie d’aborder les mêmes obstacles que tout autre type de récit, mais elle doit le faire par un traitement comique. Et ce traitement comique s’applique mieux aux obstacles externes. L’intériorité des personnages se prêtant moins à la comédie, le spectateur/lecteur risque de ne pas bien accepter les moqueries à ce niveau.

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