Admission 0

Comment écrire une fin à la hauteur de votre histoire?

Pour donner à votre récit une fin à la hauteur, il vous faut de l'organisation, faire place à la découverte et faire preuve de souplesse.

Organisation:

Avant de commencer à écrire votre texte, vous devez déjà avoir une bonne idée de la fin. Comment toute cette histoire se termine? Et pourquoi se terminerait-elle ainsi? On dit que la fin justifie les moyens. En scénarisation, en dramaturgie et en création littéraire, c’est plus vrai que jamais. Vous ne pouvez pas terminer votre histoire de façon injustifiée. La fin doit influencer tout le déroulement de l’action. Donc, si vous ne savez pas comment doit finir votre récit, vous ne pourrez pas l’écrire, ne sachant pas vers quoi vos personnages doivent évoluer et quelles seront les actions à poser. La fin, ainsi que l’action, doivent être impérativement en lien avec la quête du personnage principal. Donc, vous devez avoir déjà cerné au minimum ce personnage et son but. Tout est relié. Voilà pourquoi c’est si important de vous dresser un squelette d’histoire avant de débuter la rédaction. En rédigeant à l’aveuglette, vous intégrerez en cours de route des éléments qui auront des incidences sur plusieurs autres éléments qui auront des conséquences sur plusieurs scènes, etc. Vous vous retrouverez à réécrire sans cesse et vous vous enliserez.

Découverte:

Ce n’est pas parce que vous devez avoir pris des décisions et fait des choix en tout début de processus que vous devez vous y limiter jusqu’à la dernière version de votre oeuvre. Un projet évolue toujours. En cours de rédaction, vous viendront d’autres idées, des précisions. Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idées. Il y a toujours une part de “découverte” à l’étape de la rédaction. Dans ce cas, vous serez d’accord avec moi qu’il est bien plus facile d’apporter des retouches à un plan d’une page qu’à un texte de plusieurs dizaines de pages! On peut dire que le premier jet de votre récit servira en quelques sortes d’éclaireur. Il vous permettra de tâter le terrain, de faire des essais et erreurs. Vous explorerez. Une fois le premier jet terminé, il vous servira de base de réflexion pour préciser votre histoire. Vous étofferez certains passages et couperez des scènes, etc. De version en version, l’histoire se précisera d’elle même, ou presque! Vous devrez donc ajuster la fin à chacune des réécritures, de sorte qu'elle demeure cohérente avec les changements apportés à l'ensemble du récit.

Souplesse:

À force d’écrire, vous découvrirez vos propres méthodes de travail. Peut-être travaillez-vous mieux avec un plan extrêmement étoffé et précis dans tous ses moindre détails? Ou peut-être préférez-vous vous tracer un minimum d’indications et étoffer en cours de rédaction? La création, c’est très personnel. Chacun sa méthode. De même que les idées ne vous viendront pas uniquement pendant vos heures de rédaction. Elles arrivent à tous moments, sans avertir! La création, c’est très organique et très spontanée. En cours de rédaction, votre esprit analytique ne doit pas éclipser vos intuitions. Acceptez de laisser tomber la fin que vous aviez prévue si elle ne cadre plus avec vos nouvelles idées ou reformulez-la au besoin. Laissez-vous une part d’improvisation, une marge de manoeuvre. Ne soyez pas trop rigide et exigeant envers le fil fragile qu’est l’inspiration. Surtout, notez-vos idées inattendues! On ne sait jamais où ça peut mener!

Pour en savoir plus sur le sujet, suivez la formation offerte par Version finale!

Pour recevoir nos articles par courriel, inscrivez-vous à l'infolettre (ici, plus bas)!

 



Article suivant


Laissez un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être affichés